LE BAL DES FAUX-CULS A COMMENCE

Publié le par Txakal

 

Avant toutes choses, je veux que ce soit bien clair : je suis un fan de cyclisme prêt à faire des centaines de kms pour voir une étape de montage. Que les coureurs roulent à 35 kms à l’heure ou à 45, le vélo reste le vélo ; peut-être le sport le plus exigeant au monde.

Ceci dit, le Tour 2009 a démarré de Monaco avec des coureurs qui ont été contrôlés durant toute l’année pour éviter ou guérir le dopage.

Il y en a bien un qui a eu la chance d’avoir un cancer grave qui lui a permis de gagner 7 Tours par la suite, officiellement « propre » bien que très suspecté de tricherie, et qui s’est permis tout au long de ses victoires de donner des leçons de morale éthique de toute la hauteur de son arrogance yankee ! Il attire à nouveau toute l’attention de la presse unanime : « extraordinaire courage d’un grand champion ». De la part de ces cireurs de pompes, le contraire m’aurait étonné. Oublié l’EPO des belles années de cet arnaqueur. Entre nous, je me demande pourquoi les "loosers" ne se font pas inoculer un petit cancer pour pouvoir gagner un autre Tour... Surtout qu'ils roulent plus vite et battent tous les records depuis que la lutte anti-dopage a été mise en place.  Avant, ils devaient se doper pour freiner !!!

Il y en bien 1 autre qui a été pris les doigts dans la confiture : 3 fois positif à la cocaïne mais « hors  compétition ». Bon sang ! mais c’est bien sûr… Nous, quand nous prenons une cuite mémorable, nous avons, avec les lendemains qui déchantent, une gueule de bois tout aussi inoubliable. relation de cause à effet... Eux, non ! Les effets de la drogue, du produit dopant en général, disparaissent dès le lendemain, jour de compétition. N’est plus dopé, le monsieur ! Peut continuer parce que les organisateurs « sont devenus raisonnables » la veille du départ.  L’orchestre pour le bal des faux-culs est en place et donne le La…

Je salue ici Lance Amstromg et Tom Boonen, Christian Prud’homme, Laurent Fignon, Thierry Adam et tous les autres faux-culs…

 

Avant le départ, pendant la course et après, on va multiplier les déclarations langue-de-bois :
-coureurs ayant peur de se faire mal voir des « caïds » du peloton, des sponsors et autres sangsües avides du sang des sportifs…

-directeurs sportifs, équipes médicales et paramédicales des équipes, organisateurs, etc. dont les revenus dépendent « de la qualité » du spectacle offert aux spectateurs et aux millions de téléspectateurs… mais surtout des résultats: Qu'importe les moyens pourvu qu'on ait l'oseille.

-journalistes, adorateurs du veau d’or, qui tombent sur le cul chaque fois que le champion de la veille, qu’ils avaient copieusement encensé, s’avère être le lendemain un tricheur patenté…  

Peu importe d'ailleurs : ou il est à la veille de la retraite ou il est déjà retraité… parfois, des seconds couteaux se font prendre quand même. En pleine carrière : manque d’organisation sans doute ou mauvaise planification des « soins » ? Au pire, deux ans de purgatoire et ils reviendront blancs comme neige » (pardon, Boonen… !) et tout le monde leur accordera à nouveau le label rouge du coureur élevé au grain ! Certifié sans OGM, le grain,oh !

 

Et puis, il reste ceux qui ne prennent pas de produits dopants ; ceux qui vont en baver sur les routes, qu’on verra peut-être un jour et qui disparaîtront le lendemain. Parce que ce que tout le monde exige d’eux est totalement inhumain.

Le reflet de notre société de merde, en somme. Ni plus ni moins : l’Etre humain n’y a plus sa place ; seul compte ce que peut rapporter l’Etre humain, quitte à le faire crever.

 

Et puis, après tout, ils ne sont pas pires que les autres sportifs, dans d’autres disciplines, qui ne sont jamais contrôlés bien qu’ils se chargent aussi… Même les amateurs… Même les étudiants au moment des examens… Même des cadres stressés et vidés, bourrés d’amphétamines… Même des chauffeurs-routiers qui marchent à la caféine quand la prime au rendement ne suffit pas à les maintenir éveillés.

 

Les cyclistes sont simplement les boucliers qui protègent l’ensemble de la société ; des boucs émissaires, en quelque sorte… le cyclisme est l’arbre qui cache la forêt.

Alors, messieurs les coureurs, bonne route. Roulez à 30 à l’heure, nous on s’en fout ! Ce sera toujours aussi beau. Et vive les défaillances ! Vive ceux qui sont fatigués après leur journée et qui ne font jamais la une des journaux parce que les journaux ne veulent voir que le  « winner » : Celui qui « doit » donc se doper pour être là quand on l’attend sous peine d’être descendu encore plus vite qu’on ne l’a monté au pinacle !!

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